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20 experts partagent leur plus grosse erreur sur les réseaux sociaux

Réseaux Sociaux

Il y a plus de 2.5 milliards d’internautes sur les médias sociaux et ce nombre ne cesse d’augmenter. Selon eMarketer, d’ici 2021, il y aura plus de 3 milliards d’utilisateurs sur les réseaux sociaux.

C’est une énorme opportunité pour votre entreprise.

Etes-vous déjà sur les réseaux sociaux ?

Si vous y êtes déjà, bravo !

Mais comme tout le monde, vous faites probablement des erreurs (qui peuvent être évitées).

Après tout, des réseaux sociaux, ce n’est pas que ce qui manque.

Facebook, Instagram, Twitter, LinkedIn, Pinterest ou encore Snapchat !

Difficile de ne pas faire des erreurs quand on connait la complexité des algorithmes qui dictent le contenu que chaque internaute voit sur ces plateformes.

Et si vous pouviez éviter quelques-unes de ces erreurs en apprenant de l’expérience de 20 experts des médias sociaux ?

Certains utilisent les médias sociaux depuis plus de 10 ans. D’autres sont des experts de la communication et des relations publiques. La plupart d’entre-eux ont aussi fondé une agence digitale et s’occupent chaque jour de dizaines de comptes sociaux différents.

Ils savent donc ce que c’est de gérer une présence sur les réseaux sociaux.

Comme vous et moi, ils font des erreurs.

Pour en savoir plus sur leurs erreurs passées, je leur ai posé cette question :

« Quelle est la plus grosse erreur que tu as faite sur les réseaux réseaux ou que tu vois d’autres marketeurs faire ? »

Ils ont accepté de jouer et le jeu et de vous révéler leur plus grosse erreur, et en passant ils nous ont aussi donné de formidables conseils pour rentabiliser votre présence sur les réseaux sociaux !

Que vous soyez débutant ou avancé sur les médias sociaux, vous devez lire ce qu’ils ont partagé.

Lire leur avis d’expert vous fera comprendre vos erreurs passées ou même réaliser que vous faites actuellement des erreurs …

Avant de commencer, je tiens à tous les remercier d’avoir bien voulu participer à cet article ! J’espère qu’il vous plaira et que vous apprendrez de nouvelles choses.

Commençons par …

1) Olivier Monteux 

« Le contenu SEUL n’est plus suffisant pour réussir. Aujourd’hui, quel que soit le type de contenu que vous allez créer (Article, Vidéo, image, live, etc.), il est certain que quelqu’un d’autre l’aura déjà créé »

La plus grosse erreur que je vois régulièrement c’est de créer du contenu à n’en plus finir sans avoir une stratégie digitale adaptée à la vente derrière.

Le contenu publié sur les médias sociaux doit apporter de l’aide à votre tunnel de conversion, mais ne doit être considéré que comme un des différents canaux de votre stratégie globale.

On voit beaucoup trop de pseudo-experts ou « infopreneurs » qui passent leur temps à créer des articles, des vidéos, à se mettre en avant, mais qui ont un CA proprement ridicule derrière.

Aujourd’hui, quel que soit le type de contenu que vous allez créer (Article, Vidéo, image, live, etc.), il est certain que quelqu’un d’autre l’aura déjà créé, des millions d’articles et publications sont postés chaque jour !

Le contenu SEUL n’est plus suffisant pour réussir.

Attention, créer du contenu est important bien sûr ! Mais cela doit se faire de manière ultra réfléchi au sein d’un tunnel de Conversion global, d’une analyse précise, du coût de la création de ce contenu et du taux de conversion qu’il vous apporte.

Olivier Monteux est le créateur et le CEO de Social Media Pro. Il est également l’un des co-fondateurs d’une nouvelle startup, Markeet.io, qui vous propose un nouveau système de pop up pour transformer vos visiteurs en prospects qualifiés. Rejoignez la page Facebook de Social Media Pro pour apprendre le marketing digital !

Olivier Monteux

CEO @Social Media Pro et Markeet.io

2) Julien Bréal

« Raconter une histoire est la seule façon de réussir en marketing. »

Je vais vous parler d’un réseau social, sous-estimé, mais fondamental en B2B : LinkedIn.

Sur ce réseau, la plus grosse erreur que j’ai pu faire, c’est d’en oublier l’humain.

Je m’explique.

Je partage régulièrement des contenus sur Linkedin et là oú j’ai rencontré le plus de succès c’est avec des contenus qui racontent une histoire.

Raconter une histoire est la seule façon de réussir en marketing. Toucher les internautes avec une belle histoire va vous permettre de capter leur attention et de se souvenir de vous.

Si je n’ai qu’un seul conseil à vous donner, je vous invite à apprendre à raconter votre histoire.

Note de Danilo : Totalement d’accord. Le livre « Tous les marketeurs sont des menteurs » de Seth Godin constitue un bon point de départ pour apprendre le storytelling !

Growth Marketeur, Julien Bréal accompagne les entreprises sur Internet à se connecter à leur audience avec une belle histoire pour vendre. Retrouvez aussi Julien sur LinkedIn (et inspirez-vous de son storytelling !).

Julien Bréal

Growth Marketeur @Julien Bréal

3) Alina Petrova

« Opter pour une approche stratégique est crucial pour réussir sur les réseaux sociaux. »

Je crois que l’erreur la plus répandue dans le social media marketing est le mauvais ciblage.

Cela concerne surtout la promotion payante sur Facebook : une audience et des objectifs mal choisis entraînent une perte d’argent tandis qu’une bonne stratégie de ciblage peut vous apporter d’excellents résultats.

Lorsque vous lancez une campagne, sélectionnez soigneusement les critères relatifs à votre audience cible.

Accordez une attention particulière au ciblage géographique et aux centres d’intérêt de vos prospects.

Si vous visez une audience trop large, le contenu que vous proposez ne sera pas pertinent pour tous les utilisateurs ayant vu votre post.

Vous gagnerez alors moins de trafic et de conversions, et une grande partie de vos investissements sera dépensée pour rien. Affinez votre ciblage pour offrir le contenu le plus pertinent possible.

Une autre étape essentielle consiste à choisir les bons objectifs.

Avant de lancer une campagne, il est très important de comprendre quel résultat vous souhaitez obtenir et de fixer un objectif cohérent pour chacun de vos posts.

Par exemple, si vous choisissez l’objectif “Interactions”, votre post obtiendra beaucoup de likes, mais il sera moins susceptible d’attirer du trafic ciblé sur votre site web.

Le choix de cet objectif peut être pertinent si vous voulez développer votre communauté et promouvoir votre page Facebook. Cependant, il sera inapproprié si vous avez pour but de générer des leads ou de faire découvrir les articles de votre blog.

Opter pour une approche stratégique est crucial pour réussir sur les réseaux sociaux. Il est donc indispensable d’effectuer un suivi permanent et d’évaluer vos actions en vous basant sur des données fiables.

Les outils analytiques comme Facebook Audience Insights, Google Analytics ou Social Media Tracker de SEMrush vous aideront à mesurer votre performance sur les réseaux sociaux au quotidien pour améliorer votre stratégie et rester au top.

Note de Danilo : Très pertinent ! J’ai accordé tout un article sur le choix des objectifs publicitaires quand on fait de la publicité Facebook. C’est la première étape à valider avant de faire de la publicité et c’est la plus importante.

Alina est responsable de Content Marketing chez SEMrush, une plateforme analytique tout-en-un pour les spécialistes en marketing digital. Elle est la créatrice et la rédactrice du Blog SEMrush français. Retrouvez aussi Alina sur Twitter !

Alina Petrova

Content Marketing Manager @SEMrush

4) Lionel Clément

« Nos réseaux sociaux ne se sont jamais aussi bien portés depuis que nous avons supprimé toute forme d’automatisation »

La plus grande erreur que j’ai commise sur les réseaux sociaux, c’est d’y avoir à un moment trop automatisé ma présence.

C’est d’ailleurs une des raisons qui font qu’un réseau social comme Twitter, par exemple, est de moins en moins intéressant : il n’y a plus sur ce réseau que des robots qui publient inlassablement les mêmes flux RSS.

Néanmoins, je ne jette pas le bébé avec l’eau du bain : l’automatisation peut avoir, pour certaines actions, une utilité.

Par exemple pour toucher certaines cibles qui peuvent avoir un décalage horaire important avec vous, ou encore pour publier la nuit, ce qui peut être très pertinent pour certains business.

Mais celle-ci doit rester exceptionnelle : pour nous comme pour nos clients, c’est à ce jour moins de 5% des contenus publiés.

Car depuis que nous avons supprimé toute forme d’automatisation de nos réseaux sociaux, ceux-ci n’ont jamais aussi bien performés.

Lionel Clément est expert en storytelling et fondateur de l’agence de communication Adopte Ta Com. Il est également formateur, autant pour de grands groupes que pour des startups et des entrepreneurs. Retrouvez-le sur LinkedIn pour voir son storytelling en action !

Lionel Clément

CEO et Fondateur @Adopte Ta Com

5) Maria Wejman

« Avant de travailler avec un client, je vérifie toujours le public cible de la Page Facebook concernée »

C’est toujours difficile de parler de nos erreurs. Mais tout le monde en a fait et moi aussi !

Surtout au début de mon travail dans la gestion des comptes Facebook d’entreprises.

Je pense que ma plus grosse erreur sur les réseaux sociaux a été de me fier trop à ce que mes clients me disaient en ce qui concerne leur public cible.

Quand le client pense connaitre son public cible, par exemple les femmes jeunes entre 25 et 35 ans qui aiment les voyages, on suppose naturellement qu’il doit connaitre mieux que nous qui sont ses clients.

Pourtant ce n’est pas toujours le cas.

Du coup, mon erreur était de cibler ce public.

Et c’est justement ce qu’il ne fallait pas faire.

Je ne comprenais pas pourquoi on ne voyait pas de conversions. Ainsi j’ai commencé à chercher et j’ai trouvé que le problème venait du mauvais ciblage.

J’ai appris qu’il faut toujours vérifier ce qu’on nous dit, notamment grâce à des outils d’analyse comme Facebook Audience Insights.

Maintenant je vérifie également la provenance des fans Facebook de mes clients, car il m’est arrivé de gérer une Page Facebook dont des milliers de followers avaient été attirés par des concours Facebook …

Des personnes s’abonnaient à la page seulement pour pouvoir gagner quelque chose.

Ces « fans » ne deviendront jamais des clients.

Dorénavant je sais qu’avant de commencer à travailler sur les publicités, je dois toujours vérifier les sources et faire une analyse poussée du public cible.

C’est très important de faire des recherches préliminaires afin de ne pas perdre de l’argent inutilement en publicité.

Maria Wejman est consultante en marketing des réseaux sociaux. Elle se spécialise dans la publicité Facebook et Instagram, et optimise des campagnes publicitaires pour ses clients ! Retrouvez-là sur Facebook où elle partage des stratégies social media !

Maria Wejman

Consultante en marketing digital @Maria Wejman

6) Ludovic Salenne

« La même personne n’aura pas les mêmes attentes sur Facebook, Twitter ou LinkedIn »

Des erreurs sur les réseaux sociaux ? J’en ai faites 2 en fait.

La première, et je ne vais pas m’éterniser dessus, ça a été de tomber dans la technique et de ne communiquer pendant un temps qu’en pensant à la performance en oubliant ma communauté.

C’est une erreur très courante chez les marketeurs et forte en conséquence : on perd en humanité, on lasse notre audience et on se lasse nous-même.

La communication sur les réseaux sociaux ne fonctionne que si elle est passionnée.

L’autre erreur que j’ai commise au tout début des réseaux sociaux et que malheureusement encore la majorité des entreprises commettent : communiquer sans tenir compte du contexte des utilisateurs sur chacun des réseaux sociaux.

Je m’explique.

De nombreuses entreprises, notamment en B2B, communiquent sur les réseaux sociaux sans faire attention aux attentes et usages des utilisateurs d’une plateforme à une autre.

La même personne n’aura pas les mêmes attentes sur Facebook, Twitter ou LinkedIn. Son contexte est différent d’un réseau à l’autre, ses usages également.

Sur LinkedIn, l’utilisateur aime s’informer sur son activité et mettre avant ses compétences. Sur Twitter, il mène une veille fraîche. Sur Facebook, il vient se divertir.

Poster le même contenu sur tous vos réseaux sociaux est possible. Mais votre publication doit être contextualisée et formatée différemment d’un réseau à l’autre.

Ludo a fondé l’agence Inbound Marketing SLN Web en 2013 avec pour ambition d’accompagner les entreprises innovantes dans la génération de leads et de revenu. Il aime également partager ses connaissances et échanger sur tout ce qui est digital ! Retrouvez-le sur le blog LudoSLN.net et sur tous les réseaux sociaux @LudoSLN !

Ludovic Salenne

CEO @SLNWeb

7) Catherine Daar

« Facebook Live est encore très nouveau, nous faisons encore tous des erreurs. Il y a tellement a dire sur ce sujet. Aujourd’hui je vais me concentrer seulement sur les erreurs au niveau de la technique »

Merci Danilo pour cette question.

Comme je fais beaucoup de Facebook lives, j’aimerais te partager à toi et tes lecteurs, les 3 pires erreurs que j’ai faite en Live, pour vous éviter de les reproduire.

Erreur #1 : Ne pas avoir une connexion Internet assez puissante

Une erreur à ne pas faire sur Facebook Live, c’est de commencer votre Live avec une mauvaise connexion.

Vous pouvez avoir toutes sortes de problèmes comme un :

  • Décalage entre le son et l’image
  • La caméra qui se bloque
  • Etc.

Le « blocage » de Catherine Daar en plein live 😀

Sur cette capture d’écran, on peut voir que mon écran s’est bloqué ! En connexion Wifi, je n’avais pas assez de bande passante et cela a bloqué ma caméra.

Je vous conseille plutôt de brancher votre prise Ethernet pour avoir une meilleure connexion.

Erreur #2 : Avoir un « double son »

J’ai aussi connu un problème super ennuyeux, le double son.

Le double son, c’est une sorte d’écho qu’on entend en plus de votre voix.

Ce qui s’est passé, c’est que j’avais une fenêtre ouverte de mon ordinateur qui était la Page Facebook où j’étais en live ! On entendait mon micro et ma Page Facebook, qui en plus, est en décalé.

Faites donc bien attention à couper le son de votre fenêtre de Page Facebook.

Erreur #3 : Diffuser le Live sur la mauvaise Page Business

Plusieurs d’entre nous ont plusieurs page Business/Pro.

La dernière erreur que j’ai faite, c’est de diffuser mon Live sur la mauvaise Page.

Vous préparez tout le matériel pour diffuser sur la Page A et en fait vous avez appuyé sur le mauvais bouton.

Votre Live se diffuse sur la Page B … Vous vous retrouvez à parler dans le vide alors que tout le monde vous attend sur la Page A

De mon expérience, j’ai constaté que les erreurs que l’on fait en faisant un Live sont le plus souvent techniques … Et ce n’est pas que moi ! D’autres grandes chaînes en ont aussi.

Osez ! Lancez-vous, les erreurs ça va de toute manière arriver. C’est comme cela que l’on apprends !

Note de Danilo : Retrouvez le Live complet de Catherine sur les 10 erreurs à ne pas faire en Facebook Live !

Catherine Daar est experte en marketing et communication digitale et stratège Facebook Live. Elle aide les marques et les entreprises à augmenter leur notoriété et leur ventes grâce à Facebook Live. Elle a plus de 25 ans d’expertise dans les relations publiques et en communication digitale … What else?! Retrouvez Catherine sur Facebook pour vivre son émission hebdomadaire « Live Your Social » !

Catherine Daar

Experte en communication digitale et Fondatrice @Daar Communication

8) Gabriel Dabi-Schwebel

« Malheureusement, je ne suis pas chez moi sur les réseaux sociaux »

La plus grosse erreur que j’ai faite sur les réseaux sociaux et que je continue à faire aux côtés d’autres marketeurs, c’est d’y être, car malheureusement je n’y suis pas chez moi, et j’y suis tributaire des règles et des algorithmes édictés par d’autres.

De la même façon que Woody Allen disait, « La vie est une maladie mortelle sexuellement transmissible », je pourrais tenter de m’en inspirer modestement en disant que « Les réseaux sociaux sont des espaces conversationnels modérés par l’argent, ils n’ont plus grand chose de sociaux ».

Il manque cruellement aujourd’hui un Wikipedia des réseaux sociaux, une communauté Open Source qui permettent à chacun de s’exprimer sans cette modération pécunière, qui permette à chacun de se constituer une communauté qui lui appartienne vraiment et dont il ne soit pas uniquement locataire, qui permette à chacun de créer ses propres filtres, algorithmes lui permettant de gérer ce qu’il voit ou ne voit pas apparaître dans son flux.

En attendant l’émergence d’une telle communauté, il faut que je me résigne à payer, à acheter de l’espace et piloter mon retour sur investissement.

C’est la mort de la libre parole !

Note de Danilo : La chute de la portée organique sur Facebook et Instagram le prouve. La visibilité sur les réseaux sociaux s’obtient de plus en plus en payant. Il faut maintenant payer pour « jouer ».

Passionné de marketing, Gabriel a fondé l’agence 1min30.com, une agence marketing communication 360° leader de l’Inbound Marketing et passionnée de co-création. Il a aussi créé la plateforme e-learning 1min30.tv. Retrouvez-le aussi sur LinkedIn !

Gabriel Dabi-Schwebel

Directeur associé et fondateur @1min30

9) Brian Peters

« Les gens ne veulent pas voir la même chose tout le temps, ils veulent être divertis et ce fut une énorme leçon pour nous.« 

La plus grande erreur de notre équipe sur les médias sociaux, au cours des dernières années, a été le refus de pousser notre contenu à de nouvelles frontières.

Auparavant, nous ne partagions que notre propre contenu – contenu de notre blog, contenu vidéo, etc.

Ce fut le cas jusqu’à ce qu’on se rende compte que l’on ne faisait que « parler de nous » tout le temps !

Ce n’est que lorsque nous avons commencé à faire de la curation de contenu (partager du contenu web provenant d’autres sources) que nous avons commencé à constater une incroyable portée et un taux d’engagement bien supérieur de la part de nos followers. 

Les gens ne veulent pas voir la même chose tout le temps, ils veulent être divertis et ce fut une énorme leçon pour nous.

Note de Danilo : C’est une grosse leçon. La curation de contenu est négligée et pourtant c’est un moyen extrêmement efficace en termes de temps de partager du contenu pertinent sur vos réseaux sociaux. Après tout, si le contenu d’un autre fonctionne et qu’il est pertinent pour votre communauté, pourquoi ne pas le partager à VOTRE communauté ? Tout le monde en profite … A méditer !

Brian Peters est la personne en charge du marketing digital chez Buffer, un outil intuitif et complet pour programmer vos publications sur les réseaux sociaux. Brian est aussi le co-hôte de l’excellent podcast « The Science of Social Media » par Buffer. Retrouvez Brian sur Twitter et Buffer sur Facebook.

Brian Peters

Digital Marketing Manager @Buffer

10) Maha Karim

« Les marketeurs tombent souvent dans le piège de la course folle aux likes pour faire du résultat rapidement »

Cela va paraitre un peu fou, mais la plus grande erreur que j’ai faite sur les réseaux sociaux est justement de ne pas faire, de ne pas oser directement proposer avec conviction aux clients les choses dont j’étais intimement convaincue.

En effet, aujourd’hui tout le monde sait manier les réseaux sociaux et pense en connaître toutes les ficelles, du coup nous étions toujours dans un entre-deux.

Aujourd’hui, avec l’expérience, plus de confiance en l’expertise que j’ai développé, je suis peut-être et sans doute plus directive pour une efficacité prouvée.

La course folle aux followers et aux likes, un de mes plus grands combats !

Les marketeurs tombent souvent dans ce travers pour faire du résultat rapidement.

Et ce, quitte à aller chercher à construire une communauté vivant dans un autre pays ou en communiquant sur des sujets totalement en dehors de leur core business.

Maha est la fondatrice de l’agence MKKM, une agence digitale spécialisée dans la gestion, l’optimisation et la formation des réseaux sociaux, basée en Belgique. Elle intervient aussi en tant que speaker à des évènements comme le Social Media Summit ou le Social Selling Forum. Retrouvez Maha et MKKM sur Facebook pour découvrir le quotidien d’une agence digitale en pleine croissance !

Maha Karim

Fondatrice @MKKM Social Media Experts

11) Robin Vézina

« A l’heure actuelle, avec 20 ou 40€, les gens ne profitent même pas du potentiel de la publicité Facebook »

La plus grosse erreur que je vois les marketeurs faire ? C’est simple :

Ils n’investissent pas assez en publicité Facebook.

Pourquoi je vous dis ça ?

J’ai un groupe qui s’appelle « Publicité Facebook pour francophones »

Avant d’accepter un nouveau membre dans le Groupe je pose la question suivante :

« Combien investissez-vous par mois en publicité Facebook ? »

En lisant les réponses à cette question (plus de 1300 membres interrogés), j’ai constaté que 90% des gens investissent, en moyenne, à peu près $50 seulement …

Certains investissent $30, d’autres 100 voire $200.

En moyenne, c’est à peine plus haut que $50.

Vous connaissez probablement Gary Vaynerchuk.

Gary Vaynerchuk a construit son entreprise familiale, the Wine Library, à travers la publicité Google il y a une quinzaine d’années !

Il achetait le mot clé « Vin » (wine en anglais) à 10 cents le clic et c’est ce qui lui a permis de faire exploser son business.

A l’heure actuelle, avec 20 ou 40€, les gens ne profitent même pas du potentiel de la publicité Facebook.

Donc c’est pour moi l’erreur numéro 1 :

Les gens n’investissent pas assez.

Si j’avais une recommandation : c’est d’investir minimum $5 par jour, ce qui fait $150 par mois.

L’idéal c’est même de passer à $10 par jour si on veut obtenir de vrais résultats, ce qui est rien pour une entreprise.

Note de Danilo : Je ne pourrai pas être plus d’accord. La publicité Facebook c’est une opportunité que certains ont encore du mal à saisir ! Si vous n’avez pas encore commencé, apprenez les fondamentaux en lisant le guide de la publicité Facebook.

Robin Vézina est le co-fondateur de J7 Media, une agence de publicité établie au Québec, qui accélère la croissance des entreprises via Facebook. Retrouvez Robin sur Facebook où il passe en Live chaque mercredi pour vous parler de marketing Facebook et de publicité Facebook.

Robin Vézina

Expert Facebook et Co-fondateur @J7 Media

12) Clément Pellerin

« A l’heure où les internautes sont noyés de contenus de toutes parts, c’est bien la qualité et non la quantité qui fera la différence. »

L’erreur la plus commune dans l’animation d’une présence sur les réseaux sociaux est selon moi le manque de temps passé dans la promotion d’un contenu par rapport à sa production.

La création d’un article ou d’une vidéo, aussi intéressants qu’ils soient ne doivent pas faire l’objet d’une simple publication sur les réseaux sociaux.

Le temps passé est souvent de plusieurs heures/jours pour un seul contenu, et la même énergie pour le faire connaître n’est que rarement déployée.

Il faut :

  • Penser à sponsoriser le contenu de manière ciblée
  • Faire intervenir les collaborateurs ambassadeurs

A l’heure où les internautes sont noyés de contenus de toutes parts, c’est bien la qualité et non la quantité qui fera la différence.

Clément Pellerin est spécialiste de la formation Community Manager sur mesure depuis 2011. Il accompagne les professionnels dans un meilleur usage des réseaux sociaux. Il est aussi l’auteur du livre « La boîte à outils du Community Manager » aux Editions Dunod. Retrouvez-le aussi sur Twitter.

Clément Pellerin

Formateur Community Manager @Pellerin Formation

13) Caroline Liard

« Vous n’aurez pas subitement plus de clients en publiant le week-end »

Lorsque j’ai lancé ma société, je pensais que les réseaux sociaux étaient des outils de communication bien sympathiques et inoffensifs. J’étais loin de me douter qu’ils allaient progressivement me conduire vers un état de surmenage, proche du burnout.

Aujourd’hui, lorsque j’observe les spécialistes des médias sociaux, nombreux/ses sont celles et ceux qui commettent les mêmes erreurs que moi à l’époque.

Bien sûr, on n’a pas tous la même sensibilité et ce qui m’est arrivé ne vous arrivera pas nécessairement.

Voici, selon moi, les trois pièges à éviter sur les réseaux sociaux :

1) Publier ou partager des articles n’importe quand même en soirée et le weekend

Vous n’aurez pas subitement plus de clients, si vous publiez le weekend. Au contraire, plus vous publiez, plus les gens se diront que vous n’avez rien d’autre à faire et donc certainement aucun client à vous occuper.

Mon conseil : établissez une ligne éditoriale claire. Par exemple, 2 publications par semaine sur chacun de vos médias sociaux et éventuellement quelques partages en dehors des heures de travail.

2) Accorder trop d’importance aux notifications

La plupart des réseaux sociaux vous offrent la possibilité d’être notifié directement dans l’application mobile ou par courriel électronique. Toutes ces notifications peuvent vous amener une dose de stress inutile.

Il en va de même des notifications push générées directement par l’algorithme des réseaux sociaux.

Mon conseil : paramétrez vos notifications afin d’en recevoir le moins possible. Vous pouvez par exemple supprimer les notifications par e-mail qui risquent de surcharger votre cerveau et votre boîte mail. Et si Facebook vous propose de booster vos publications, réfléchissez si cela en vaut vraiment la peine avant de passer à l’acte.

3) Suivre tous ses concurrents

Observer la concurrence, rien de plus facile avec les réseaux sociaux car tout est visible !

Et c’est cette visibilité qui peut être dangereuse pour votre santé, car génératrice de stress.

Mon concurrent a publié, il faut donc que je publie, un tel a écrit sur ce sujet, il faudrait également que je le fasse, son post a reçu 10 commentaires et le mien 5, il faut que je m’améliore, etc.

Mon conseil : ne prêtez pas trop d’attention à vos concurrents. Gardez le cap, en avançant à votre rythme et tout ira bien !

Caroline Liard est la fondatrice de l’agence Macomm Digitale. Forte de 15 ans d’expérience dans le marketing et la communication, elle accompagne les TPE et PME à gagner en visibilité sur leurs réseaux sociaux et communiquer efficacement. Retrouvez-là aussi sur LinkedIn !

Caroline Liard

Consultante en stratégie digitale et Fondatrice @MACOMM-DIGITALE

14) Julien Delbauve

« A quoi bon payer pour des fans qui ne verront quand même pas ce que vous publiez ? »

Ma plus grosse erreur sur les réseaux sociaux ?

La course aux fans sur les pages Facebook !

C’est pour moi une donnée totalement subjective.

Les clients et bon nombre de marketeurs ne comprennent pas qu’il vaut mieux avoir 2000 likes de prospects ciblés qui vont former un public fidèle qu’on pourra convertir ensuite en client ou ambassadeur de marque, que d’avoir 20.000 likes sur page et 0 engagement sur le contenu publié ainsi que 0 conversions.

J’ai moi-même fait cette erreur.

J’ai acheté des likes dans une « ferme à likes » au Bangladesh. Pour quelques dizaines de dollars, j’ai monté une page à 20.000 likes

Le client était content sur le moment, mais quelques semaines plus tard il est revenu vers moi en me disant qu’il n’a que quelques likes sur ses posts et que ses collaborateurs commencent à se poser des questions.

Quelques semaines plus tard encore, il revient vers moi affolé en me disant qu’un concurrent l’a démasqué avec un outil d’analyse de page et l’a affiché en public…

En plus de cela, la majorité des likes venant de l’étranger, cela a complètement compromis le reach organique de la page

La page était morte, nous avons dû la supprimer en inventant un piratage et relancer une nouvelle Page propre.

Depuis l’arrivée de ces outils d’analyse de page, les clients recommencent à faire « des campagnes de likes » pour attirer des fans.

Ce que je trouve aussi totalement bête dû à la fin du reach organique. A quoi bon payer pour des fans, qui ne verront quand même pas ce que vous publiez ?

Résultat : on oscille entre 0,50€ et 1,50€ par nouveau fan sur la Page. Fans pour lesquels il faudra encore booster les publications afin qu’ils les voient.

Je conseillerais donc de mettre son égo de côté, arrêter de ramener sans arrêt le « Social Proof » justifiant qu’il faut beaucoup de likes. 

Recommençons à construire de vraies pages et des vraies communautés (Groupe) où on implique vraiment le consommateur sans le prendre pour un pigeon 🙂

Note de Danilo : Dit comme ça, on pourrait croire que c’est un erreur « bête » ou que « ça n’arrive qu’aux autres ». Que du contraire ! Neil Patel, une référence mondiale du marketing, a lui-même fait cette erreur avec sa Page ! Son idée : au lieu d’acheter des clics, il a acheté des likes en pensant qu’il pourrait augmenter la portée organique de sa Page.

C’est tout l’inverse qui s’est produit.

Source : neilpatel.com

J’explique cette petite anecdote dans un article et comment se promouvoir sur Facebook sans acheter des fans.

Nomade digital pendant plus d’un an autour du monde, Julien a parcouru pas mal de terrain et appris énormément avant de poser ses valises en Belgique. Actuellement, il travaille tant pour des clients qu’en freelance pour des agences, avant de repartir parcourir le monde ! Retrouvez-le aussi sur LinkedIn où il partage des astuces intéressantes sur le marketing Facebook.

Julien Delbauve

Chef de projet digital @Click Trust

15) Olivier Lambert

« La portée organique ne vaut plus rien. Tu es une entreprise? Concentre-toi sur ce qui va te rapporter des ventes et oublie le reste, ce sont des distractions. »

Être actif pour être actif. On a tous déjà lu quelque part qu’il faut publier 2.6 fois par jour à 7h42, 11h55 et à 16h12 (mais juste le mercredi).

Laisse-moi être clair: les micros optimisations et “meilleures pratiques” sur les médias sociaux ne sont que le résultat aberrant de la loi de Parkinson.

Si tu n’es pas familier avec la Loi de Parkinson, il s’agit du principe de productivité selon lequel toute tâche effectuée va s’étirer pour remplir 100% du temps qu’on y alloue.

La raison est simple: si on te donne cinq jours pour accomplir une tâche de deux heures, tu vas complexifier la tâche jusqu’à ce qu’elle occupe toute ta semaine. Le temps supplémentaire n’est pas nécessairement investi à travailler, mais bien souvent à planifier, stresser et faire du pseudo-travail.

Et dans le cas de n’importe quelle “discipline” (la gestion de médias sociaux dans notre cas), les spécialistes inventent un jargon et des règles arbitraires à respecter pour justifier leurs honoraires.

La portée organique ne vaut plus rien. Tu es une entreprise? Concentre-toi sur ce qui va te rapporter des ventes et oublie le reste, ce sont des distractions.

Crée un tunnel de vente et n’aie pas peur de payer pour ton traffic. Ne perds plus ton temps à essayer d’avoir du trafic “gratuit”, ton temps vaut plus que ça.

Note de Danilo : Cela rejoint ce que disait Gabriel. Les réseaux sociaux, c’est du « pay to play » maintenant ! N’ayez pas peur de mettre la main au portefeuille.

Olivier est un jeune marketeur et entrepreneur qui a investi dans la publicité Facebook dès le départ. À son compte, il a transformé un investissement publicitaire de 50K$ en plus de 300K$ de revenu annuel et s’est établi comme la référence québécoise en publicité sur les médias sociaux. Il a ensuite lancé LaTranchee.com, une communauté en ligne dédiée aux entrepreneurs et marketeurs qui désirent maîtriser les nouvelles technologies pour mieux vendre et communiquer. Retrouvez-le aussi sur Facebook !

Olivier Lambert

Expert en Marketing Numérique et Fondateur @La Tranchée

16) Julien Pibourret

« Ne faites pas l’erreur de croire qu’en ayant activé le badge expert, vous aurez beaucoup plus d’opportunités »

Ma plus grosse erreur sur les réseaux sociaux, je l’ai faite sur LinkedIn.

C’est de croire que le simple fait d’avoir un profil plus ou moins rempli suffirait pour développer des opportunités (trouver un job, trouver un stage, trouver un fournisseur, trouver des clients, etc).

Comme je l’ai dit dans une vidéo sur ma chaîne YouTube, les personnes peu actives sur Linkedin (la majorité silencieuse 80%), sont trop naïves.

Est-ce que vous allez voir des profils ?

Est-ce que vous utilisez la recherche avancée de Linkedin ?

La réponse est souvent non quand je forme des clients. On navigue sur la partie accueil de LinkedIn.

Donc le meilleur moyen selon moi pour capter l’attention et animer son réseau, c’est de prendre la parole en ayant une stratégie de contenu.

C’est quelque chose que je fais depuis plus de 6 mois. L’ensemble de mes posts font quasiment plus de 100% de REACH avec des messages à plus de 160.000 vues par exemple.

Pour rappel, j’ai 2.677 abonnés.

Pour résumer, ne faites pas l’erreur de croire qu’en ayant activé le badge expert, vous aurez beaucoup plus d’opportunités (prise de contact, message privé, etc).

Vous devez montrer à votre réseau ce que vous pouvez apporter :

  • Quel bénéfice vous pouvez offrir
  • Quelle émotion vous voulez faire passer

Il s’agit de pouvoir interagir avec votre réseau et c’est un des piliers fondamentaux des réseaux sociaux même professionnels.

On parle ici de développer votre marque personnelle.

Alors quand est-ce que vous sortez de la majorité silencieuse sur Linkedin ?

Note de Danilo : Cela rejoint un peu ce que disait Julien Bréal. Sur LinkedIn, ce qui fonctionne c’est le storytelling ! Particulièrement les posts « texte ».

Community Manager depuis 2015 (annonceur et agence de communication), Julien se spécialise maintenant dans des activités de consultant Social Media et de formateur sur les réseaux sociaux (école et entreprise). Retrouvez-le sur YouTube où il partage régulièrement des stratégies social media en vidéo.

Julien Pibourret

Consultant Social Media @Julien Communication

17) Selma Païva

« N’essayez pas d’entrer dans le radar d’un influenceur uniquement pour profiter de sa visibilité, on vous voit venir à 2 km ! »

Pour répondre à ta question Danilo : la principale erreur que je vois faire, c’est essayer de contacter des influenceurs pour développer son réseau.

Si j’en ai aujourd’hui dans mon réseau, c’est justement parce que je ne les ai jamais approchés comme des influenceurs.

Les nombres faussent nos perceptions, et je recommande vraiment à chacun de fonctionner aux atomes crochus : si vous vous intéressez vraiment à quelqu’un, que vous admirez vraiment ce qu’il/elle fait, dites-le lui et échangez avec cette personne comme si elle avait 50 abonnés.

N’essayez pas d’entrer dans son radar pour profiter de sa visibilité, on vous voit venir à 2 km 😀

En parallèle, regardez aussi à côté de vous : les inconnus d’aujourd’hui vont grandir avec vous, et votre relation sera d’autant plus solide qu’elle aura commencé au moment où vous n’étiez encore que d’illustres inconnus 🙂

Note de Danilo : C’est ce que j’ai essayé de faire. J’ai évité de faire la même erreur que tout le monde qui est de contacter les influenceurs dans le seul but de leur demander quelque chose (sans rien offrir en retour). J’ai d’abord donné (GIVE) avant de demander (ASK) ! 

Selma Païva est l’auteur du livre : « Internet est une table pour deux, le marketing autrement ». Elle accompagne les entrepreneurs enthousiastes au niveau de leur content marketing. Pour capitaliser sur ce qu’ils ont déjà fait. Se démarquer d’avantage. Mieux cibler leurs clients. Et fluidifier leurs ventes !

Selma Païva

Auteure et experte en Content Marketing @Selma Païva

18) Rudy Viard

« Il faut s’adapter aux évolutions des plateformes sociales en les utilisant pour ce qu’elles sont : de moins en moins des outils pour générer du trafic et de plus en plus des outils pour travailler votre notoriété en amont »

La principale erreur que j’observe sur les réseaux sociaux consiste à ne pas vouloir voir que ces plateformes connaissent actuellement une évolution majeure : elles entrent dans leur phase de maturité.

Alors que les réseaux sociaux font désormais partie de l’arsenal quasi indispensable pour exister sur Internet, le niveau de concurrence s’est également considérablement accru.

Les entreprises maîtrisent mieux l’outil, mettent des moyens plus importants pour sortir du rang et surtout… nous sommes plus nombreux à publier quotidiennement.

Conséquence : la bataille pour être visible dans le fil d’actualité de vos abonnés est beaucoup plus rude.

Lorsque j’ai commencé sur Facebook en 2010, nous avions réussi avec quelques ruses, des contenus sympas et beaucoup de pugnacité à monter une page au-dessus des 400.000 abonnés.

Aujourd’hui, la technicité et le degré de créativité seraient sans commune mesure pour reproduire ces résultats.

Cela signifie que les tactiques classiques qui fonctionnaient plutôt bien jusqu’alors auront tendance à être de moins en moins performantes si vous ne changez pas quelque chose.

Seconde évolution majeure à bien comprendre : les réseaux sociaux dominants (Facebook, Instagram, Twitter, Linkedin et dans une moindre mesure Snapchat) sont désormais matures ou en passe de l’être.

La maturité s’accompagne :

1) De la mise en place d’algorithmes permettant de déterminer quels contenus un utilisateur devrait voir (ou ne pas voir) sur son fil d’actualités.

2) De l’élimination progressive des publications qui ne génèrent pas assez d’attention ou de réactions

3) De la volonté de monétiser leur audience après des années de croissance de leur nombre d’utilisateur en donnant plus de place aux annonces payantes (et moins aux contenus qui génèrent de la visibilité gratuite).

4) Enfin de la tendance à vouloir garder captif les utilisateurs sur le réseau social pour augmenter le temps passé sur la plateforme. Tendance qui mène logiquement à pénaliser les publications faisant cliquer les utilisateurs vers un site externe.

Alors comment réagir ?

La première solution est d’accepter votre sort voire d’abdiquer face aux réseaux sociaux, je pense notamment aux entreprises qui n’ont pas le temps ni le potentiel pour « devenir engageantes » ou « raconter une histoire (exemple : vous vendez des écrous en gros).

Dans ce cas, les réseaux sociaux ne sont peut-être tout simplement pas le meilleur canal pour vous.

Google est alors sans doute votre ami.

Si vous avez un temps limité à consacrer à votre marketing, autant le focaliser sur ce qui donne le plus de performances.

La seconde solution consiste, au contraire, à embrasser ces évolutions et jouer le jeu des plateformes  :

  • En prenant conscience des avantages et inconvénients de chaque réseau social
  • En publiant des contenus générant toujours plus de réactions
  • En tirant parti de chacune des contenus privilégiés sur chaque plateforme (exemples : les vidéos natives ou en live sur Facebook, les posts texte sur Linkedin…)
  • En utilisant au max l’arme du visuel : photos, dessins, schémas, graphiques, citations…
  • En utilisant les réseaux sociaux pour ce qu’ils sont : de moins en moins des outils pour générer du trafic et de plus en plus pour travailler votre notoriété en amont

Difficile de jeter la pierre, cette transition est complexe pour la majorité des entreprises.

Mais on trouve d’excellents exemples de réussite comme ce coach sportif que j’accompagne et qui génère 15.000 euros par mois avec 50.000 abonnés Instagram.

Note de Danilo : La fin du commentaire de Rudy résume un peu ce que je pense. Les réseaux sociaux sont une arme redoutable pour travailler votre branding, un peu moins pour générer du trafic ou des ventes sans être prêt à sortir la carte bleue.

Rudy est le créateur de Webmarketing Conseil, un site qui vous apprend à attirer plus de trafic en B2B et à cibler votre client idéal. Retrouvez aussi Rudy sur Twitter où il est très actif.

Rudy Viard

Consultant et Formateur @Webmarketing Conseil

19) Sylvain Lembert

« Soyez à l’écoute de votre communauté et des évolutions des réseaux sociaux. »

A mon sens, il n’y a pas de « grosse » erreur en matière de community management. Les erreurs font partie de l’apprentissage des attentes de sa communauté.

Que cela soit sur Facebook, Twitter, Instagram, Snapchat ou autre, une approche peut se révéler positive pour une communauté et négative chez une autre.

En d’autres termes, une erreur chez l’un peut être une réussite chez l’autre… L’important est d’apprendre de ses erreurs et surtout de savoir les repérer pour ensuite adapter sa stratégie de communication.

Et si on doit vraiment répondre à la question, la plus grosse erreur est donc de pas être à l’écoute !

Ne pas être à l’écoute de sa communauté pour appréhender ses besoins et ses envies pour les satisfaire via nos publications.

Mais aussi ne pas être à l’écoute des évolutions portées par les différents réseaux sociaux.

Les réseaux sociaux, du fait de leur stratégie en interne, mettent en avant certains types de contenus ou certaines bonnes pratiques. Un exemple : avec l’arrivée des lives il y a deux ans, Facebook a mis en avant ce format. En l’utilisant, on obtient une meilleure visibilité.

Et ces bonnes pratiques évoluent régulièrement quel que soit le réseau social qu’on vise.

Aujourd’hui, les lives restent performants mais ont tendance à ne plus sur-performer comme c’était le cas il y a encore un an.

Il est donc indispensable de mettre en place une veille active pour détecter le plus tôt possible les best practices !

Rester sur ses acquis équivaut à se tirer une balle dans le pied à moyen terme.

De même, être à l’écoute de sa communauté sera essentiel pour maintenir une bonne visibilité.

Cela va passer par l’étude d’éléments quantitatifs (nombre de personnes atteintes, engagement… en fonction du type de publication) mais également qualitatifs en échangeant avec les fans aussi bien de façon publique via les commentaires que de façon privée.

reach page facebook

Et à ce niveau, il ne faudra pas avoir peur de la critique, les fans ne prennent pas toujours de pincettes pour vous dire ce qui ne va pas !

Prenez-le avec philosophie et sachez en tirer les informations qui vous aideront à améliorer votre communication.

Sylvain est consultant en communication digitale depuis 2004 et fondateur de Webmarketing & co’m. Sylvain accompagne les professionnels de la communication à monter en compétence et développer leur carrière via des formations webmarketing en présentiel et en ligne ainsi que des opportunités d’emploi grâce au site Job & Co’m.

Sylvain Lembert

Consultant en communcation digitale @Webmarketing & Co'm

20) Frédéric Canevet

« Vous devez penser aux médias sociaux comme à une soirée chez des amis »

La plus grosse erreur que l’on puisse faire sur les médias sociaux c’est de négliger les nouveaux réseaux ou les nouvelles évolutions (fonctionnalités…).

En effet, il y a une véritable lutte entre les différents réseaux sociaux, que ça soit Facebook, Twitter ou encore LinkedIn …

Il faut donc être à l’affût des dernières évolutions et des dernières « tactiques » qui permettront de profiter au maximum des opportunités de visibilité payantes ou gratuites.

Pour cela l’action numéro 1 est de se tenir au courant des dernières nouveautés des réseaux sociaux, en vous abonnant à des Newsletters ou faisant une veille digitale sur Twitter.

Une seconde erreur que je vois souvent est un surplus d’automatisation.

Si vous automatisez à outrance :

  • Les algorithmes finiront par le détecter
  • Les internautes risquent de ne pas adhérer à vos propos.

Pour schématiser vous devez penser aux médias sociaux comme à une soirée chez des amis :

Aller au-delà des gens, les écouter, rire un petit peu en ayant de la bonne humeur…  Il ne faut pas être dans son coin et faire seulement sa promotion ou critiquer les autres…

C’est pour cela qu’il faut toujours mettre de l’émotion dans vos partages ou vos échanges, et accepter de ne pas rester trop sérieux pour se différencier des grandes marques.

Le dernier point c’est de toujours mesurer le ROI de ses actions.

Par exemple j’ai une check-list pour animer mes réseaux sociaux. Cependant, j’essaie toujours d’analyser quel a été le résultat en termes de trafic et de prospects, ce qui permet de valider le fait de dépenser du temps et de l’argent sur les médias sociaux.

Note de Danilo : Mention spéciale pour Frédéric qui a pris la peine de répondre à ma question alors qu’il s’est blessé à l’épaule (difficile d’écrire dans ces conditions !). Encore merci !

Pour le reste, j’insiste que c’est dans la responsabilité du Community Manager ou Marketeur Digital de se tenir au courant chaque jour (ou chaque semaine) des dernières tendances et évolutions du digital, au risque de se faire dépasser par la concurrence. 

Frédéric Canevet est Product Manager chez Eloquant.com, Blogueur & Consultant sur ConseilsMarketing.com. Il est aussi l’auteur du livre « Le Growth Hacking : 8 semaines pour doubler le nombre de vos prospects » paru chez Dunod. Retrouvez-le aussi sur Twitter où il est aussi très actif.

Frédéric Canevet

Product Manager et Fondateur @Conseils Marketing

Conclusion 

Si vous êtes arrivé au bout de cet article, bravo !

Vous faites partie des plus motivés et vous allez sûrement éviter de nombreuses erreurs ! 🙂

Je sais que c’était beaucoup d’informations.

En tout cas, c’est ce que j’ai ressenti en relisant l’article.

Je vous ai donc concocté un petit résumé des 5 grandes leçons que je retiens de l’intervention de nos 20 experts :

1) Le storytelling est essentiel pour réussir sur les réseaux sociaux. Peu importe le réseau social sur lequel votre entreprise communique, vous devez raconter des histoires (sur vous ou votre entreprise) pour capter l’attention des utilisateurs et provoquer en eux des émotions.

2) Les réseaux sociaux (notamment Facebook) deviennent peu à peu des plateformes « pay to play », des plateformes où il faut payer pour obtenir de la visibilité. Dans cette logique, il est primordial de comprendre le fonctionnement des publicités sociales et de les utiliser efficacement.

3) Chaque plateforme est différente de par les caractéristiques de ses utilisateurs et leur fonctionnement. La même personne n’aura pas les mêmes attentes sur Facebook, Twitter ou LinkedIn. A vous d’adapter vos contenus en conséquence (Ex : Sur Facebook, la vidéo est plus appréciée).

4) Autrefois une arme redoutable pour générer du trafic, les réseaux sociaux sont en train de devenir un levier indispensable pour travailler votre branding et l’engagement avec votre communauté.

5) Les réseaux sociaux sont des plateformes en constante évolution. Il est de votre responsabilité de vous tenir au courant des nouvelles tendances et bonnes pratiques pour toujours rester à la pointe.

Maintenant, c’est à vous de répondre à la question :

Quelle est la plus grosse erreur que vous avez faite sur les réseaux sociaux ? 

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Ecrit par

Ecrit par

Danilo Duchesnes

Danilo aide les entrepreneurs et marketeurs à raconter l’histoire de leur entreprise sur Facebook, gagner en visibilité et trouver de nouveaux clients grâce à la publicité Facebook. En ce moment, Danilo est sûrement en train de chercher de nouvelles publicités à vous montrer dans ses articles. 

18 Commentaires

  1. Pascale Bégat

    Merci Danilo pour cet excellent article : un concentré d’excellents conseils !

    Réponse
  2. Stéphane

    Ma plus grosse erreur est dans la liste, ça a été de faire ma première campagne en visant les like au lieu des conversions, ce qui ne donne rien au final. Merci à Danilo et à toute l’équipe pour votre précieux travail!

    Réponse
    • Danilo Duchesnes

      Salut Stéphane,

      Oui je vois ! Alina en a parlé. Il faut toujours choisir l’objectif marketing dans Facebook, le plus proche de ton objectif final !

      Bonne journée,

      Danilo

      Réponse
  3. Guillaume Usannaz

    Super article, un bon panorama des tendances social media avec des points de vue variés, bravo!

    Réponse
  4. Alex

    Très bon ca Danilo (et les invités !), beau boulot !

    Réponse
    • Danilo Duchesnes

      Bonjour Fred,

      J’ai vu ! Merci d’avoir fait cette petite synthèse, en vidéo en plus 🙂

      Bonne journée,

      Danilo

      Réponse
  5. Julie

    Bravo Danilo pour cet article collaboratif et aux 20 experts pour vos retours d’expérience.

    Réponse
  6. Patrick Leroux CSP HoF

    Une erreur pour moi a été de mettre trop de liens externes dans mes publications. Facebook n’aiment qu’on « drive » du trafic » en dehors de Facebook!! Maintenant j’essaye de mettre 3 publications sans lien pour une publication avec un lien.

    Réponse
    • Danilo Duchesnes

      Exactement Patrick, je publie un lien par semaine maximum sur ma Page 🙂

      Réponse
  7. CLAUDE

    Super article Merci

    Réponse

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